Mon parcours

J'ai grandi dans les années 80 et 90, à une époque où une différence profonde de fonctionnement passait inaperçue, sauf dans ses formes les plus extrêmes. J'ai fait ce que font la plupart des profils hors norme : j'en ai toujours demandé plus à moi-même, je me suis suradaptée, j'ai cherché à plaire coûte que coûte, à prouver ma valeur, à rentrer dans des cases qui n'étaient pas les miennes.

Grandir sans cette compréhension de moi-même a été relativement violent, pour mon estime comme pour ma confiance. Sur le papier, j’aurais dû me tenir à l'écart de l'entrepreneuriat, de l'accompagnement de leaders, faute de tests, de légitimité et de validations extérieures... C'est l'opposé qui s'est produit.

L'inverse

Sans modèle prédéfini, je suis allée chercher dans mon propre fonctionnement ce sur quoi m'appuyer. J'ai crash-testé les méthodes, les process, les grilles de lecture de personnalité, pour en extraire ce qui tient selon les situations et laisser le reste.

J'ai compris l'amplitude de mes forces et de mes talents, là où les professionnels m'avaient appris à voir des défauts à corriger : Ma valeur, qui je suis réellement, ma façon de percevoir et de ressentir le monde avec intensité. Dans le respect de mon fonctionnement propre, de mon besoin d'OFF complet couplé à des coups d'accélérateur dignes d'une F1. C'est là-dessus que j'ai fini par construire, pièce après pièce, le puzzle de ma confiance, de mon efficacité, de mes accompagnements.

J’ai longtemps eu la sensation à la fois, d’être à part et de rien porter d’exceptionnel :

Aussi loin que je me souvienne, j'ai perçu finement les personnes, leurs limites, leur fonctionnement, ce qui se jouait en elles, capter les non-dits, anticiper un résultat trois coups à l'avance, relier des sujets que rien ne rapproche. J'ai compris tardivement que ce n'était pas commun.

Cette manière de percevoir le réel crée une vie qui coûte cher à vivre. Voir trop (vite, loin), c'est finir par ne plus s'intégrer nulle part, et porter une solitude qui n'a rien à voir avec le fait d'être entouré.

Je suis la preuve qu'on peut vivre autrement, je porte ce message pour les leaders d'aujourd'hui et de demain.

Les modèles & l’école

J’ai grandi auprès d’adultes qui auraient dû m’apporter de la sécurité ; ce ne fut pas le cas.

À l’école, en primaire, une enseignante m’a dit que je ne serais bonne qu’à faire femme de ménage, s'assurant de valider sa théorie en m’humiliant régulièrement devant la classe.

J'étais l'enfant dans la lune, qui regardait par la fenêtre les papillons voler et cessait d'apprendre dès que je ne comprenais pas à quoi ça servait.

J'avais déjà un blocage avec l’autorité : celle qui impose sa vision sans cohérence et n'a rien d'intelligent à proposer me mettait en colère. Les systèmes qui évaluent ce qu'on restitue, non ce que nous avons compris ni notre propre manière d'obtenir des résultats, heurtaient de plein fouet mon fonctionnement.

De la maternelle au lycée, l'école n'a pas été mon meilleur souvenir. Me réfugier dans mon monde intérieur, au contact de la nature et des animaux, était mille fois plus riche à mon goût.

Forte de ce vécu, aujourd'hui, je garde mes distances avec les protocoles et les grilles qui notent le conformisme et passent à côté de l'intelligence réelle.

J'applique une autre rigueur, celle d'aller au cœur d'un système, une entreprise comme une vie, jusqu'à l'endroit exact où il cède ou, au contraire, où il produit le meilleur résultat.

Pendant des années, j'ai avancé sur deux voies en parallèle, sans savoir qu'elles finiraient par faire ma singularité. Aujourd'hui, c'est leur jonction qui fait la qualité de résultat de mon travail.

Un double parcours aujourd'hui réuni

Décoder l'humain

J'ai passé plus de 20 années à comprendre comment les personnalités intenses fonctionnent réellement. Des formations accumulées une à une, choisies hors des sentiers académiques, couplé à un “radar” inné que j'affûte depuis toujours.

Je vois ce qui se joue entre les mots, les non-dits, les rapports de force que personne ne formule, les mécanismes de façade, conditionnements qui continuent de tourner en automatique, même quand ils ne servent plus à rien.

Ce n'est ni un don ni une méthode. Je cherche toujours à nommer la source de ce qui se joue ; c'est ce qui remet tout le reste en mouvement.

Du commerce à la direction

J'ai commencé sur le terrain du commerce, des années en boutique, au contact direct, là où une vente se gagne ou se perd sur un détail. Puis cadre adjointe, avant de devenir directrice en mission, à la tête d'un point de vente qui a dépassé le million, des équipes à leader, à rendre autonomes et un chiffre d'affaires à faire croître.

Je connais le prix d'une décision prise à quatre heure du matin l’estomac noué, le mental en boucle. Le besoin de déléguer en fonction des forces de chacun, l'exigence d'un leadership qui doit rester juste et stimulant quand le terrain tangue. Je connais aussi ce poids sur les épaules qui paraît trop lourd, le stress qui l'accompagne et le besoin de poser ses réactions au bon moment plutôt que sous pression.

J'ai longtemps vécu ces deux voies comme deux expériences séparées, l'humain d'un côté, le professionnel de l'autre, jusqu'à ma formation de coaching à Genève. Aujourd'hui, je ne les sépare plus, parce qu'un entrepreneur a haute intensité ne se coupe pas en deux. L'analyse que vous comprimez en comité pour rester acceptable, est la même que vous ravalez le soir, à table, pour ne pas créer un conflit. Le projet que vous compliquez à l'instant où il se met à tourner, est le même réflexe qui vous pousse à saboter une période trop calme à la maison. Une seule mécanique, deux scènes. Mon travail consiste à remonter au point où ça se noue et de ne rien lâcher tant que vous ne l’avez pas dénoué pour de bon.

Le déclic initial

Le jour où, à la faculté de psychologie, une professeure m'a lancé « soit vous rentrez dans le moule académique, soit cette classe n'est pas pour vous », je suis partie, me disant que cette classe n'était pas pour moi, avec l’intention de créer un niveau de compréhension de la “psychologie” bien au-delà des limites qu'elle avait clairement déjà.

À la suite de cet événement, je suis allée chercher les réponses par moi-même.

Aujourd'hui, en continuant d’apprendre depuis plus de 20 ans, je me rapproche de cette forme de promesse :

  • Avec les livres les plus pertinents de psychologie, intelligence émotionnelle, pour croiser les informations, les approches, les expertises & les degrés d'applications..

  • Les approches de Philosophie : formes de pensée et mécanismes du fonctionnement humain

  • Un cumul de formations, d’outils, de sophrologie, naturopathe sur le corps et fonctionnement physiologique

  • Le terrain personnel et professionnel extrêmement riche et diversifié

  • Ma formation de Coaching : spécialisation neurosciences, entreprise, gestion de stress

Chaque m'annonçait que c'était LA formation qui allait tout changer... À chaque fois, je trouvais les failles, des axes d'améliorations possibles, me faisant poursuivre mon chemin de compréhensions.

J'ai cumulé les certifications et les formations que je pensais faire après mon diplôme de psy, et, à chaque fois, j'y ai trouvé des failles, des dogmes rigides incapables de traiter la complexité des profils intenses. Mon refus des vérités toutes faites est devenu ma matière première : la théorie pure ne m'intéresse pas, la personnalisation, l’intégration et le résultat sur le terrain, oui. Mon parcours, personnel et professionnel, est une suite incroyable d'expériences réelles, de structures éprouvées, de limites franchies volontairement pour voir où ça rompt, je sens venir le point de bascule bien avant qu'il ne se voie, dans un projet comme chez un dirigeant qui tient à bout de bras.

Mon actif le plus fiable ne vient pas de ce que j'ai lu ou appris, mais de ce que j'ai crash-testé. L'exception ne se traite pas avec des “recettes”, c'est ce qui vous fait économiser des années d'erreurs.

Le déclencheur pour redevenir indépendante, lui, est venu en 2018. Une amie que j'avais conseillée dans une période compliquée est allée consulter une professionnelle reconnue, qui lui a dit mot pour mot ce que je lui avais dit des jours plus tôt. Devant un restaurant asiatique à Balma, elle qui est d'ordinaire si posée s'est tournée vers moi, presque en colère, me lançant « mais quand est-ce que tu te lances ? ». Je me suis lancée, leaders d'Exception est né plus tard de ce moment initial.

Aujourd'hui, je vois les évidences. Après des années passées à me construire par moi-même et pour moi-même, je n'éprouve aucun besoin de valider un test ni de laisser une grille décider qui je suis.

Mon travail ne vous rend pas meilleur dans le moule des autres, dans leur vision de vous, ce qu’ils pensent qui est le mieux pour vous, ou dans des méthodes aux solutions extérieures.

Il vous en sort.

Ce qui m'importe, c'est de vous faire gagner du temps, retrouver un haut niveau de plaisir et des résultats concrets, selon votre propre mode de fonctionnement.

Comment je travaille pour vous

Touches personnelles

J'ai un humour parfois pince-sans-rire, c'est avec lui que je désamorce une pensée limitante ou une tension forte, parce que la surprise qu'il provoque ouvre des connexions nouvelles. Je déteste en revanche l'humour qui sert à régler des comptes.

J'adore, c'est voir les personnes “lâcher les chevaux”, dire les choses comme elles viennent, sans chercher à se rendre acceptables.

Le matin, ne me parlez pas avant 10h ni avant mon premier expresso, le temps que mon cerveau se réveille. Je n'ai jamais été de la team coq mais bien de la team chouette.

Mes plaisirs se trouvent dans : le soleil et un expresso au chant des oiseaux, bien manger (j’ai un bon coup de fourchette!), voyager, découvrir des cultures et des modes de pensée nouveaux, les couchers de soleil, les marches en nature, le silence loin de tout et de tous, les échanges profonds, les vieux films qui me font rire, les vieilles voitures et depuis quelque temps les légendes et les mythologies anciennes, qui sont une forme de miroir du monde.

Ce qui me met en mode pop-corn irrité, celui qui explose “pop”, c'est de perdre du temps dans l'inutile, le flou, la mauvaise foi ou la parole non tenue.

Ce qui me touche à chaque fois, regarder des gens se retrouver dans un aéroport, le meilleur de l'humain sans avoir besoin d'une catastrophe pour le voir surgir.

  • Ce qui me porte

    Mon métier réunit tout ce que je suis et mes passions. Mes années en entreprise, mes vingt ans + de formation, mon besoin d'apprendre sans fin, ma manière de décoder les gens. Le tout au service de personnes qui me stimulent autant que je les stimule.

    Ce qui m'anime, c'est de créer de nouvelles façons de voir et de fonctionner qui leur font gagner du temps & renouer avec la fluidité & le plaisir. Je vois à quels points les plus compétents, en affaires comme dans leurs qualités humaines, sont souvent les plus seuls et les moins sûrs de leur légitimité.

    Une personne à la fois, je veux changer ça, pour qu'à leur tour, ils fassent bouger les choses autour d'eux. C'est mon effet papillon, mon action dans ce monde. Mon but, c'est que chacun se sente vu, compris et respecté tel qu'il est, parce que ne pas l'être pèse, plus qu'on ne l'avoue.

    Mes clients m'inspirent, je m'attache à eux.

    Le protocole voudrait que je ne le ressente pas, encore moins que je le dise.

    C'est pourtant la vérité.

  • Ce que je refuse

    Appuyer sur vos douleurs pour me rendre indispensable ou prouver ma valeur.

    Il est possible de travailler en profondeur sans :

    - écraser,

    - oppresser,

    - laisser les personnes enfermées dans ses conditionnements à force de remuer le négatif sans fin.

    Rester dans le superficiel.

    Prendre la responsabilité à la place de mon client, ce qui m'intéresse, c'est qu'il ait des résultats en autonomie et non besoin de moi toute sa vie.

  • Qui m'inspire

    Mon arrière-grand-père Jean-Marie, décédé quand j'avais cinq ans. Lorsque j'ai besoin de retrouver un sentiment de sécurité profonde, il me suffit de l'image du souvenir, de moi enfant dans ses bras, et la sensation revient dans tout mon corps. Cet homme a profondément marqué mon enfance.

    Les personnalités reconnues qui sortent des sentiers battus, en sciences, en médecine, en journalisme, artistes ou sortifs. Celles qui, malgré les obstacles et les pressions, tiennent leur vérité pour aider les autres à sortir de leurs propres conditionnements.

    Et celles qui, dans une pièce, sentent tout ce qui se joue, mesurent ce qu'il en coûte de dire la vérité… et la disent quand même, avec respect, sans imposer leur vision, en laissant chacun avancer à son rythme.